Sélection des Ouvrages – 2010

Sélection des ouvrages – 2010

« Mon Couronnement, de Véronique Bizot (Actes Sud)

Le narrateur est un physicien à la retraite. Un beau jour, il voit débarquer chez lui une foule de gens venus l’interviewer et le féliciter pour une observation scientifique qu’il a faite autrefois, dont il a tout oublié et qui lui vaut aujourd’hui un prix. Face à ce succès un brin tardif, son seul réflexe est de s’accrocher à l’escabeau qui traîne au milieu de son salon et, dans son égarement, de bredouiller quelques mots devant les caméras… Cet événement lui rappelle qu’il a vieilli. Il lui rappelle aussi ses sœurs, son frère, sa femme défenestrée, ses anciens collègues et son passé qui s’enfuit… Il est invité en Chine pour la remise de son prix. Il n’ira pas. Il préfèrera une escapade au Touquet durant laquelle quelque chose va changer…

« La Fiancée de Tocqueville, de Julia Malye (Balland)

Julia Malye a à peine 15 ans quand elle se lance dans l’écriture de ce premier roman. Elle va en venir à bout en deux mois seulement, pendant ses heures de cours où, à la demande de ses camarades, elle distribue chaque semaine la suite des aventures de ses héroïnes, à la manière des feuilletonistes du 19ème.
Elève d’une grande curiosité, la jeune romancière s’est inspirée de ses cours de français et d’histoire pour écrire.

Son projet d’écriture est né d’une manière insolite, lorsqu’elle apprend par hasard que son amie Agathe est issue d’une noble famille ayant marqué l’histoire de France. Emerveillée, Julia cherche à en savoir plus sur sa propre famille et découvre qu’elle est la descendante d’un soldat de la Révolution et de l’Empire. Après un travail de recherches digne d’un historien, Julia a imaginé une amitié fictive entre la famille Soult et sa famille, les Malye. Agathe et Julia deviennent sous sa plume Hortense et Rosalie, et la grande histoire rejoint la petite histoire…

« Fourrure, d’Adélaïde de Clermont Tonnerre (Stock)

C’est en passant devant un kiosque à journaux du boulevard Pierre-Seymard, à Nice, qu’Ondine apprend le suicide de sa mère, la grande écrivaine Zita Chalitzine. On l’a retrouvée dans une voiture enveloppée dans un magnifique manteau de fourrure blanc. Zita, qui avait passé sa vie à faire scandale, ne se départ pas de sa réputation. Et juste avant de disparaître, elle faisait encore parler d’elle : elle n’aurait été qu’un prête-nom aux livres qui ont fait son succès. Ondine ne veut rien savoir de sa génitrice qui n’a été qu’une pâle imitation de ce que devrait être une mère et qui n’a jamais voulu lui dire qui était son père.
Et pourtant, en rangeant les affaires de Zita, après l’enterrement, Ondine découvre le dernier livre de sa mère, non publié, son autobiographie…

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